mercredi 13 février 2013

Timeville [Tim Sliders]

Quatrième de couverture.

2012. David Cartier, grand chef étoilé, parcourt le monde pour ouvrir ses restaurants. Anna, sa femme – mais plus pour longtemps, David est venu signer les papiers du divorce – élève leur ado, Agathe, et leur petit garçon, Tom. David est resté dormir à la maison – sur le canapé – avant de repartir le lendemain pour New York. Lorsqu'il se réveille au matin, il ne reconnaît plus le décor de la maison et ne trouve plus son téléphone portable. Agathe, elle, ne comprend pas pourquoi elle porte un immonde tee-shirt sur lequel est écrit Duran Duran. Quant au petit Tom, il se demande pourquoi la TV n'a que trois chaînes. La petite famille a tout bonnement voyagé dans le temps et va devoir cohabiter à nouveau pour une durée indéterminée... au tout début des années 80.


Mon avis.

Couverture bien rétro, ambiance années 80, résumé qui fait sourire... ce livre avait tout pour faire mon bonheur en théorie. Et c'est le cas en pratique, car même si l'histoire en elle-même n'est pas des plus surprenante ou chargée de retournements de situation qu'on avait pas vu venir, on se laisse complètement entrainer dans cette histoire qui nous ramène quelques années en arrière, sans téléphone portable, avec des programmes télé devenus cultes et surtout une époque où l'on prenait beaucoup plus le temps qu'aujourd'hui.

Notre histoire de base est toute simple : prenez un homme qui était tout ce qu'il y a de plus simple lors de sa jeunesse, qui petit à petit, à force d'efforts, à réussi dans la vie et devient l'opposé de ce qu'il était, n'hésitant pas à laisser femme et enfants derrière lui au profit d'une magnifique bimbo toute neuve (et probablement fraichement siliconée !) sans que ça ne lui pose de problème, la classe !!! Sans que l'on sache vraiment ni pourquoi ni comment, cette petite famille en train de se décomposer va se retrouver catapultée du jour au lendemain en 1980. Après le choc, pas vraiment le choix, il va bien falloir qu'ils s'adaptent !

J'ai beaucoup apprécié l'humour présent tout au long du récit, que ça soit la façon de réagir des personnages ou les nombres références à cette époque (je ne compte plus les "oh, c'est vrai qu'on avait ça à l'époque !" qui se sont succédés au fil des chapitres. Et c'est vraiment là le gros point fort de ce livre, nous plonger dans cet ambiance bien particulière avec un nombre incroyable de petits détails qui font sourire.

Concernant les personnages, il y a forcément ceux auxquels on accroche tout de suite, tels que les enfants qui ont du mal à accepter le divorce de leurs parents et ceux dont on est moins fan, mais qu'on les aime ou non, ils trouvent tous leur place dans ce récit, même si je suis restée moins réceptive à la partie qui concernait nos amis cambrioleurs qui m'est un peu passée au-dessus.

Un livre qui met en avant le fait qu'aujourd'hui, à toujours courir après la réussite et nos nombreuses occupations, on ne prend plus vraiment le temps de savourer des moments vrais, juste ensemble (je vous l'accorde, c'est assez prévisible, rien qu'en lisant le résumé, on sait vers quoi on se dirige mais ça n'a en rien gâché ma lecture).

En résumé, j'ai passé un bon moment de nostalgie avec Timeville. Un roman simple mais efficace grâce à l'écriture de l'auteur qui se prête totalement à ce genre d'histoire (mon côté curieuse voudrait juste savoir qui est Tim Sliders, puisqu'on nous le présente comme "le pseudonyme d'un scénariste et écrivain franco-américain de renom"....).



Infos livre.
Année de parution : 2012
Éditions : Fleuve noir
Genre : Humour
Nombre de pages : 384
Prix : 19.50€

Note : 16/20

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